The Tongariro Alpine Crossing

C’est une des randonnées les plus populaires de Nouvelle-Zélande, et pour cause ! Au cœur de Tongariro National Park, cette marche traverse les volcans dans un décor lunaire et surréel à la fois :

Et vous fait découvrir des points de vue spectaculaires. Certaines photos prises dans le parc font d’ailleurs la une des magazines et guides de voyage, comme celui des frogs-in-nz.

Cela faisait deux fois déjà qu’on essayait de la faire cette célèbre marche, et à chaque fois nous étions déçus de ne pouvoir découvrir ses trésors, à cause d’une météo capricieuse. Alors, quand on est arrivé dans les parages sous un ciel clément nous permettant d’admirer le mont Ruapehu :

Et quand nos hôtes nous ont appris qu’un ciel sans nuage ici, c’était rarissime, nous avons tout de suite réservé notre taxis-bus, et joyeux comme des louveteaux nous nous sommes précipités sur le sentier de randonnée.
On peut vous dire qu’on n’a pas été déçu. Admirez par vous-mêmes !

Certains cinéphiles pourront reconnaître “la montagne du destin” sur cette photo du volcan Ngauruhoe, eh oui ce fut un des lieux de tournage du célèbre Seigneur des anneaux.

Les trois principaux volcans qui composent ce parc national sont toujours en activités et la dernière éruption importante date de 1995, espérons qu’ils nous laissent finir notre randonnée…

Avec de tels paysages on se sent comme dans une bulle voyageuse. Isolés et heureux sur notre île on se déconnecte complètement des actualités mondiales et françaises. Mais tout de même, pour les élections présidentielles nous nous sommes réveillés un peu avant 6h du matin, pour apprendre en direct le score final. Et là encore nous n’avons pas été déçus ! Pour fêter l’évènement, nous avons préparé avec deux autres copains frogies un bœuf bourguignon ! Et on rentrera de notre voyage le cœur moins maussade…

Au Bistrot des copains

Après le retour des Quintons, nous voulions trouver réconfort auprès d’une autre famille, et nous avons été accueillis par les Evans à la Purangi Winery.

En plein cœur du Coromandel, une péninsule aux allures de petit paradis semi-tropical, à quelques kilomètres des célèbres sites de Cathedral Cove et Hot Water Beach

Ils tiennent un bar-pizzeria, et vendent vins et liqueurs qu’ils produisent aussi.

Le lieu est rustique, foutraque et convivial. Il nous a évoqué l’ambiance des guinguettes ou des bistrots: avec son lot de touristes la journée mais surtout les habitués, les amis du coin, qui arrivent pieds nus et les yeux souriants, et t’apostrophent comme de vrais potes.

Et puis l’ambiance décontractée des journées sans nuage, le cidre maison sous les kiwis pour se protéger du soleil

La pétanque et les 8 chats qui se prélassent un peu partout…

On aurait dit le Sud !

Nos tâches étaient variées : entre les bouteilles à remplir et à préparer pour la vente

Les pizzas à préparer et à cuire dans le four à bois

Le bar à tenir ou le ramassage des feijoas

On ne s’ennuyait pas. D’un autre côté, nous n’avions pas l’impression de travailler. Plutôt celle de vivre dans une petite communauté, de participer à son bon fonctionnement.
On logeait dans le bar à vin avec Danny le fils Evans, et les autres Helpers : des Américains de Virginie d’abord, un autre couple français ensuite, Alix et Antoine.

Les parents de Danny vivaient à 300 mètres de là. Bob le père, était toujours aux petits soins avec les Helpers ; et Hanneke, la mère, nous cuisinait chaque soir de bons plats qu’on appréciait d’autant plus après les quelques journées très chargées.

Je dois vous l’avouer : malgré le charme du lieu nous ne pensions rester qu’une semaine seulement. Il nous a fallut 3-4jours pour s‘adapter à l’agitation du bar, aux soirées arrosées, au grand bordel, au passage des cafards et autres bestioles sympathiques… Comprenez-nous : cela faisait des mois que l’on vivait comme de vrais fermiers kiwis : manger à 18h, coucher à 21h-22h, réveil à 7h, et toute la journée en plein air!

Et finalement nous y sommes restés près de trois semaines. Parce qu’on s’y fait vite aux bonnes ambiances festives…

Mais surtout grâce à Danny : quelle rencontre du tonnerre, quel personnage haut en couleurs, quelle joie de vivre !

Il adorait nous raconter des histoires, et nous emmener découvrir les trésors cachés de son bout de paradis. Il nous faisait vivre des moments uniques.

Aussi nous nous souviendrons toujours de cette bonne partie de pêche :

Des gros poissons attrapés

Des sourires de victoire

Des portraits de nos victimes…

Et du cadre enchanteur !

Je me lèche les babines, quand je repense aux festins que l’on s’est offert, au plaisir de profiter ensemble d’un bon repas (car beaucoup de familles néo-zélandaises ne mangent pas à table, ne profitent pas des repas pour se réunir). Ces poissons étaient un régal, et j’en salive encore quand je pense aux huîtres que nous avons ramassées dans la mangrove ! Hélas aucune photo ne peut vous l’illustrer, c’est qu’on avait peur de glisser dans la gadoue. Au moment de les manger aucune photo non plus : on était si gourmands qu’on s’est précipité dessus…

Un soir Danny nous a même emmenés admirer les glow-worms…. Nous nous sommes tous pris par la main et nous avons marché dans la nuit noire, jusqu’à arriver au pied d’une cascade dans la forêt. Et tout autour les lumières des lucioles formaient pour nous un cadre enchanteur et surréel.

On se sentait si bien chez les Evans, qu’il ne nous a pas été facile de reprendre la route. Au moment des adieux, on bafouillait gauchement, aucun mot ni en Anglais ni en Français ne pouvait sortir clairement. Parce que Danny ce drôle de type, cet inconnu quelques semaines plus tôt, était devenu un ami, un vrai. Et de se dire qu’on ne le reverrait peut-être plus, ça nous rendait déjà nostalgiques.

Alors nous sommes partis un peu hagards vers Auckland, et la grande ville nous a remportés dans le tourbillon de la vie.

C’est dans l’agitation des rues que nous avons pu dire au revoir à la Purangi Winery.

Et nous sommes de nouveau accueillis chez une nouvelle famille, dans le centre de l’Ile du Nord ! Nous sommes redevenus de parfaits fermiers kiwis, et le Mount Ruapehu veille sur nous (de belles randonnées se profilent à l’horizon).

Nous remercions fort ce beau pays et ces belles rencontres !

Road-trip en famille

Certains pourraient s’interroger sur notre absence depuis déjà un mois sur le blog, mais ne vous inquiétez pas : nous nous portons à merveille, et nous adorons toujours autant vous faire part de nos aventures en terre kiwie ! Nous manquons seulement de temps et surtout d’accès Internet afin de mettre à jour notre site…

Ces derniers temps, après la pêche aux moules vertes, c’est avec bonheur que nous avons reçu la famille Quinton (les parents et la sœur de Sylvain).

Pour l’occasion nous leur avons concocté un circuit à travers le pays : ils nous suivaient dans un camping-car de location, arrivaient à Christchurch (Ile du Sud) puis quittaient la Nouvelle-Zélande trois semaines plus tard à partir d’Auckland (Ile du Nord).

C’était donc un grand tour à travers tout le pays : autant dire que nous avions beaucoup de route à faire, et que ces vacances n’étaient pas de tout repos !

Nous sommes d’abord partis à la découverte des trésors de l’Ile de Sud. Chaque lac était différent et nous promettait des surprises visuelles :

Certains de bleu turquoise et d’autres encadrés de Tussock

Des reflets parfaits

Des couleurs profondes…

Et même des morceaux de glace en guise de poissons!

Nous avons marché aux pieds des montagnes qui se sont libérées des nuages à notre passage (c’est que la météo capricieuse menaçait nos randonnées)

Et les fjords des Milford Sounds nous sont apparus, après des heures grises et pluvieuses, sous un soleil éclatant (depuis Bernard le père de Sylvain est persuadé qu’il a un pouvoir magique capable de commander la météo… Si seulement c’était vrai) !

Les paysages étaient si variés, que dans une même journée on découvrait une forêt aux allures tropicales

Puis un bord de mer aux falaises escarpées

Pour finir sur un glacier en bordure de chemin.

Par mis les oiseaux croisés sur notre route, nous avons adoré le Kea, perroquet montagnard et joueur

Comme le Fantail qui tourne autour des randonneurs avec sa queue en éventail

Ou l’albatros royal, si massif même en plein vol !

Au niveau de la faune marine, les otaries à fourrure étaient bien sûr de la partie (c’est qu’ici c’est un animal commun voyez-vous…), mais nous avons été déçus de ne pouvoir admirer de plus prêt un manchot. Heureusement les dauphins nous ont consolés du mieux qu’ils pouvaient, et c’était réussi !

Pour la dernière semaine, nous avons profité de l’Ile du Nord et de ses activités géothermiques : des couleurs surréelles

Nous nous sommes baignés dans une rivière chauffée par le souffre : un endroit encore secret et tranquille (peut-être grâce à l’odeur d’œuf pourri ?).

Et nous nous sommes même délassés à la plage d’Hot Water Beach, où il suffisait de creuser un trou dans le sable pour se régaler d’un vrai spa (à vrai dire en ce moment nous faisons de l’helpx juste à côté, et on en profite encore) !

Depuis maintenant six mois que nous sommes en Nouvelle-Zélande, nous adorons toujours autant ce pays. Il arrive que l’on se réveille au pied des montagnes ou au bord des lacs, et souvent nous pique niquons “le cul dans l’herbe tendre”…

A chaque fois, nos yeux sont illuminés pour toute la journée. On se sent si petits face à ce spectacle naturel, et tellement chanceux !

Alors c’est un vrai plaisir quand la famille nous rend visite, de partager avec elle un peu de ce qui nous charme tant sur ces îles : la vie de nomade, quand chaque matin est différent face à un paysage nouveau

L’observation des oiseaux

Les marches à travers les fougères arborescentes

Les couleurs détonnantes…

Ah ! Et n’oublions pas la dégustation du Paua, un met national ! Sylvain en a attrapé le jour même de l’anniversaire de Françoise, et c’était un vrai cadeau.

C’est un plat recherché, assez rare, aussi cher que du homard (vous trouverez sans doute de l’ormeau en France, de la même espèce). C’est sûr, quand on regarde d’abord cette bestiole bouger, chercher une roche où s’accrocher, on se demande s’il est possible de la manger, d’apprécier cette grosse langue noire, cet extra-terrestre… Ce n’est vraiment pas ragoûtant. Mais une fois cuisiné, croyez-moi, c’est délicieux !

La famille est partie en même temps que l’été néo-zélandais. Et oui pour nous c’est déjà l’automne … Heureusement nous profitons d’une belle arrière saison au Coromandel Peninsula, où il fait bien plus chaud que dans l’île du sud en plein été.

Dans un coin de nos cœurs il y a toujours la famille, les amis, les choses de « chez nous » (Ah ! Le fromage de chèvre, le pain frais, les jours de marché, les rues animées, les terrasses des cafés !) qui pourraient nous manquer… Mais de nouvelles rencontres, des expériences enrichissantes, l’appel d’autres découvertes nous remportent dans le tourbillon du voyage. Et on profite toujours pleinement de notre odyssée !

A la pêche aux moules !

Nous venons de passer deux semaines dans les environs de Christchurch, et nous avons une nouvelle fois vécus des expériences inoubliables !

Nous avons tout d’abord découvert la capitale de l’île du sud, dévastée, encore un an après, par les tremblements de terre.

Il ne reste plus rien du centre ville, les rues vides d’où subsistent quelques rares immeubles sont fermées à la circulation.

L’heure est encore à la destruction des bâtiments, les habitants ignorent totalement le devenir de leur ville, autrefois si réputée pour son patrimoine… Il n’y a eu que le jardin botanique, ainsi que le quartier « Restart » fait de contenairs colorés, qui pouvaient rompre la monotonie ambiante.

Nous avons donc décidé de passer un séjour plus long à Banks Peninsula, réputée pour ses dauphins d’Hector (les plus petits au monde) et son Akaroa Harbour.

Akaroa était d’abord une ville prise par les colons français, et c’est une petite ville touristique qui mise beaucoup sur ses origines gauloises !

Emma et Hamish Menzies nous ont accueillis (dans le cadre d’Help Exchange) dans leur ferme, située dans une baie isolée, au bout d’une longue route sinueuse et non goudronnée.

La plage sauvage était à quelques centaines de mètres, juste pour nous… Mais vu les températures, nous n’avons pas mis un pied dans l’eau !

Nous avons fait un peu de jardinage, de babysitting (George et Gus n’étaient pas frileux eux !).

Mais nous avons surtout découvert la ferme de moules !

Le réveil à 4h30 était un peu dur à avaler, mais nous voici en route pour le bateau qui récolte les moules à bord de « Juliet », pour une journée de 14h de travail intensif avec une bande de pirates venus du nord de l’île…

C’est que les ramasseurs de moules avaient l’allure de vrais loups de mer, tous tatoués et baraqués, à dire « fuck » tout les trois mots, et certains avec un œil ou une jambe en moins… Mais finalement ils étaient d’une gentillesse incroyable, en particulier avec la seule fille à bord !

Plein d’enthousiasme, nous avons admiré le lever du jour sur la ferme de moules…

Mon travail (Elise) consistait à trier les moules sur une espèce de tapis roulant. Un travail répétitif et interminable, qui me plongeait dans un état de vertige continuel (entre le mouvement des vagues et celui du tapis, je n’avais plus d’équilibre, même de retour sur la terre ferme). Le travail de Sylvain était quant à lui plus physique : il devait nettoyer à la pelle les flotteurs envahis par les coquillages. De retour à la maison après cette dure journée de labeur, nous étions sacrement lessivés !

Nous étions logés dans la maison de Jason, le gérant de la ferme de moules. De père pakehas (Néo-Zélandais venu d’Europe) et de mère maorie, il était fier de partager sa culture, et nous avons fait de belles découvertes culinaires ! Les moules vertes gratinées étaient un délice.

Nous nous sommes régalé de blanchaille, de « boil up » (un plat maori), et surtout de pauas (c’est un coquillage assez rare mais savoureux, qu’il faut aller chercher soi-même sur les rochers).

Notre séjour à la ferme de moules s’est à peine terminé que nous repartons déjà sur les routes, accompagnés cette fois par la famille de Sylvain ! Ils louent un camping-car, nous pourrons donc faire route ensemble pendant trois semaines, à la découverte des merveilles naturelles de l’Ile du Sud…