Maudites sandflies !

Depuis le temps que nous vous vantons la Nouvelle-Zélande, vous pensez sans doute que nous vivons dans un coin de paradis… Mais hélas cette terre est habitée par une bête terrible, maudite, détestée… Qui peut vous faire vivre un véritable enfer !

La sandfly est endémique à la Nouvelle-Zélande. Elle n’est pas bien grosse, mais elle adore vous sucer le sang (c’est une cousine du moustique). Ses piqûres peuvent vous ravager, vous démanger pendant des jours et des nuits…

tirée de http://www.terrain.net.nz

L’ennui avec elle, c’est qu’elle a beaucoup trop d’amies. Des nuages de copines sandflies affamées qui ne vous laisseront aucun répit. Il y a des endroits comme ça, où les sandflies pullulent, et vous êtes entourés d’un nuage opaque. Vous n’avez plus qu’une seule obsession : fuir ce lieu.

Le répulsif vous sauve bien sûr, mais même avec ce produit elles se poseront sur vous, et finiront par trouver une partie de votre corps où vous avez omis de vous protéger (comme l’intérieur des narines, les lèvres, ou encore les creux des yeux)…
L’autre solution est d’être constamment en mouvement, pour éviter qu’elles ne s’agglutinent sur vous. Vous conviendrez que ce n’est pas facile pour prendre des photos, ou pour pique-niquer ! Dans ce dernier cas, vous n’avez plus qu’à vous couvrir le moindre petit bout de peau…

Notre dernière trouvaille : une moustiquaire que nous accrochons partout, voyez plutôt !

Fort heureusement, les sandflies ne ravagent pas tout le pays, et nous pouvons vivre sereinement la plupart du temps… OUF !!!

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Luminate Festival

La région de Golden Bay et particulièrement Takaka sa capitale (vous trouverez aussi à quelques kilomètres de là « Motupipi » et «Tata Beach », mais je m’égare) est connue pour sa population d’utopistes et de communautés hippies, de personnes ayant fui la société de consommation et son rythme « métro-boulot-dodo » (« the rat race » comme on dit). Alors rien d’étonnant que l’on y trouve, au cœur de l’été néo-zélandais, un des festivals des plus écolo-mystico-inventifs du pays.

Luminate Festival s’est déroulé au sommet de Takaka Hill dans un parc protégé, pendant toute la première semaine de février (cela correspondrait au solstice d’été du calendrier celte, selon les organisateurs). Bien entendu, les douches étaient chauffées au feu de bois, la bouffe était bio certifié, on mangeait dans de la vaisselle en céramique, et l’alcool était interdit (on rencontrait tout de même un nombre important de Français qui avaient tous introduit clandestinement de quoi trinquer, mais je m’égare).

Mais le festival allait bien plus loin que cette simple étiquette écolo : il proposait deux scènes de musiques

Egalement une zone « chill out » (pour se détendre et ouvrir ses chakras tout en buvant un chai latté), un marché (bio et artisanal bien sûr) avec quelques spectacles de rues, et une zone « tribale »

Avec des constructions païennes réussies.

La journée, toute une palette d’activités nous était proposée : on pouvait s’essayer à jongler ou funambuler, avant d’écouter un discours sur les bienfaits du tantrisme, puis tenter de décoder nos rêves pour finir par un cours sur l’énergie solaire. Afin de s’imprégner du flux communautaire, le mieux était de rejoindre le « cercle d’amour », où vous enlaciez des dizaines d’inconnus pour vous libérer de vos émotions les plus intimes. Pour vous remuez un peu, vous n’aviez qu’à tenter les cours de danse africaine, puis finir par une séance de yoga.

Ce festival, c’était un autre voyage, la découverte d’une autre galaxie sur notre propre terre. Pour sûr, nous étions totalement dépaysés !

Il n’y a eu qu’un bémol majeur : une météo dégueulasse qui nous a affligés d’une petite pluie continuelle et d’un froid saisissant. Comprenez-vous, faire du yoga sous la pluie froide, la face dans l’herbe mouillée, ce n’est pas ce que je préfère.
Mais le soir nos singuliers compagnons nous réchauffaient grâce à de grands feux bienfaisants, aux rythmes des djembés et des chants mystérieux, en levant les yeux au ciel d’un air inspiré (j’ai eu beau regardé je n’ai rien vu, la lumière divine me boude).

Ils dansaient et chantaient jusqu’à une espèce de transe, et alors ils se mettaient nus et tournaient autour des flammes…

Nous sommes à présent redescendus de notre montagne haut perchée, mais notre vie (qui nous correspond davantage) est toujours bien éloignée du trin-trin quotidien : nous traversons les paysages sauvages de l’île du sud

Avant de rejoindre Christchurch la tremblante. Au programme : randonnée, pêche et farniente !

Le Pouvoir de la Fougère Argentée

Lorsque l’on se promène dans les forêts de Nouvelle-Zélande on croise des fougères arborescentes par milliers. Et par mis elles se trouve la mystérieuse, la mythique fougère argentée…
C’est une fougère endémique qui se caractérise par la couleur blanche argentée du dessous de ses feuilles. C’est un des symboles phares du pays, avec le kiwi bien sûr. La fougère est, vous le savez bien, l’emblème des All Blacks !

Tout ça pour vous dire que cette fougère aux multiples vertues inspire beaucoup Sylvain. Elle lui donne la force du rugbyman, la puissance mystérieuse du Haka

C’est qu’il va faire impression, vous foutre les chocottes, à notre retour de voyage !

Parce qu’après tout je n’y connais pas grand chose, cliquez sur ces liens pour en savoir plus, ou venez vous promener dans les forêts néo-zéolandaises !

http://www.pacific-art.fr/art/fougere-argentee
http://en.wikipedia.org/wiki/Cyathea_dealbata