A la pêche aux moules !

Nous venons de passer deux semaines dans les environs de Christchurch, et nous avons une nouvelle fois vécus des expériences inoubliables !

Nous avons tout d’abord découvert la capitale de l’île du sud, dévastée, encore un an après, par les tremblements de terre.

Il ne reste plus rien du centre ville, les rues vides d’où subsistent quelques rares immeubles sont fermées à la circulation.

L’heure est encore à la destruction des bâtiments, les habitants ignorent totalement le devenir de leur ville, autrefois si réputée pour son patrimoine… Il n’y a eu que le jardin botanique, ainsi que le quartier « Restart » fait de contenairs colorés, qui pouvaient rompre la monotonie ambiante.

Nous avons donc décidé de passer un séjour plus long à Banks Peninsula, réputée pour ses dauphins d’Hector (les plus petits au monde) et son Akaroa Harbour.

Akaroa était d’abord une ville prise par les colons français, et c’est une petite ville touristique qui mise beaucoup sur ses origines gauloises !

Emma et Hamish Menzies nous ont accueillis (dans le cadre d’Help Exchange) dans leur ferme, située dans une baie isolée, au bout d’une longue route sinueuse et non goudronnée.

La plage sauvage était à quelques centaines de mètres, juste pour nous… Mais vu les températures, nous n’avons pas mis un pied dans l’eau !

Nous avons fait un peu de jardinage, de babysitting (George et Gus n’étaient pas frileux eux !).

Mais nous avons surtout découvert la ferme de moules !

Le réveil à 4h30 était un peu dur à avaler, mais nous voici en route pour le bateau qui récolte les moules à bord de « Juliet », pour une journée de 14h de travail intensif avec une bande de pirates venus du nord de l’île…

C’est que les ramasseurs de moules avaient l’allure de vrais loups de mer, tous tatoués et baraqués, à dire « fuck » tout les trois mots, et certains avec un œil ou une jambe en moins… Mais finalement ils étaient d’une gentillesse incroyable, en particulier avec la seule fille à bord !

Plein d’enthousiasme, nous avons admiré le lever du jour sur la ferme de moules…

Mon travail (Elise) consistait à trier les moules sur une espèce de tapis roulant. Un travail répétitif et interminable, qui me plongeait dans un état de vertige continuel (entre le mouvement des vagues et celui du tapis, je n’avais plus d’équilibre, même de retour sur la terre ferme). Le travail de Sylvain était quant à lui plus physique : il devait nettoyer à la pelle les flotteurs envahis par les coquillages. De retour à la maison après cette dure journée de labeur, nous étions sacrement lessivés !

Nous étions logés dans la maison de Jason, le gérant de la ferme de moules. De père pakehas (Néo-Zélandais venu d’Europe) et de mère maorie, il était fier de partager sa culture, et nous avons fait de belles découvertes culinaires ! Les moules vertes gratinées étaient un délice.

Nous nous sommes régalé de blanchaille, de « boil up » (un plat maori), et surtout de pauas (c’est un coquillage assez rare mais savoureux, qu’il faut aller chercher soi-même sur les rochers).

Notre séjour à la ferme de moules s’est à peine terminé que nous repartons déjà sur les routes, accompagnés cette fois par la famille de Sylvain ! Ils louent un camping-car, nous pourrons donc faire route ensemble pendant trois semaines, à la découverte des merveilles naturelles de l’Ile du Sud…

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