Au Bistrot des copains

Après le retour des Quintons, nous voulions trouver réconfort auprès d’une autre famille, et nous avons été accueillis par les Evans à la Purangi Winery.

En plein cœur du Coromandel, une péninsule aux allures de petit paradis semi-tropical, à quelques kilomètres des célèbres sites de Cathedral Cove et Hot Water Beach

Ils tiennent un bar-pizzeria, et vendent vins et liqueurs qu’ils produisent aussi.

Le lieu est rustique, foutraque et convivial. Il nous a évoqué l’ambiance des guinguettes ou des bistrots: avec son lot de touristes la journée mais surtout les habitués, les amis du coin, qui arrivent pieds nus et les yeux souriants, et t’apostrophent comme de vrais potes.

Et puis l’ambiance décontractée des journées sans nuage, le cidre maison sous les kiwis pour se protéger du soleil

La pétanque et les 8 chats qui se prélassent un peu partout…

On aurait dit le Sud !

Nos tâches étaient variées : entre les bouteilles à remplir et à préparer pour la vente

Les pizzas à préparer et à cuire dans le four à bois

Le bar à tenir ou le ramassage des feijoas

On ne s’ennuyait pas. D’un autre côté, nous n’avions pas l’impression de travailler. Plutôt celle de vivre dans une petite communauté, de participer à son bon fonctionnement.
On logeait dans le bar à vin avec Danny le fils Evans, et les autres Helpers : des Américains de Virginie d’abord, un autre couple français ensuite, Alix et Antoine.

Les parents de Danny vivaient à 300 mètres de là. Bob le père, était toujours aux petits soins avec les Helpers ; et Hanneke, la mère, nous cuisinait chaque soir de bons plats qu’on appréciait d’autant plus après les quelques journées très chargées.

Je dois vous l’avouer : malgré le charme du lieu nous ne pensions rester qu’une semaine seulement. Il nous a fallut 3-4jours pour s‘adapter à l’agitation du bar, aux soirées arrosées, au grand bordel, au passage des cafards et autres bestioles sympathiques… Comprenez-nous : cela faisait des mois que l’on vivait comme de vrais fermiers kiwis : manger à 18h, coucher à 21h-22h, réveil à 7h, et toute la journée en plein air!

Et finalement nous y sommes restés près de trois semaines. Parce qu’on s’y fait vite aux bonnes ambiances festives…

Mais surtout grâce à Danny : quelle rencontre du tonnerre, quel personnage haut en couleurs, quelle joie de vivre !

Il adorait nous raconter des histoires, et nous emmener découvrir les trésors cachés de son bout de paradis. Il nous faisait vivre des moments uniques.

Aussi nous nous souviendrons toujours de cette bonne partie de pêche :

Des gros poissons attrapés

Des sourires de victoire

Des portraits de nos victimes…

Et du cadre enchanteur !

Je me lèche les babines, quand je repense aux festins que l’on s’est offert, au plaisir de profiter ensemble d’un bon repas (car beaucoup de familles néo-zélandaises ne mangent pas à table, ne profitent pas des repas pour se réunir). Ces poissons étaient un régal, et j’en salive encore quand je pense aux huîtres que nous avons ramassées dans la mangrove ! Hélas aucune photo ne peut vous l’illustrer, c’est qu’on avait peur de glisser dans la gadoue. Au moment de les manger aucune photo non plus : on était si gourmands qu’on s’est précipité dessus…

Un soir Danny nous a même emmenés admirer les glow-worms…. Nous nous sommes tous pris par la main et nous avons marché dans la nuit noire, jusqu’à arriver au pied d’une cascade dans la forêt. Et tout autour les lumières des lucioles formaient pour nous un cadre enchanteur et surréel.

On se sentait si bien chez les Evans, qu’il ne nous a pas été facile de reprendre la route. Au moment des adieux, on bafouillait gauchement, aucun mot ni en Anglais ni en Français ne pouvait sortir clairement. Parce que Danny ce drôle de type, cet inconnu quelques semaines plus tôt, était devenu un ami, un vrai. Et de se dire qu’on ne le reverrait peut-être plus, ça nous rendait déjà nostalgiques.

Alors nous sommes partis un peu hagards vers Auckland, et la grande ville nous a remportés dans le tourbillon de la vie.

C’est dans l’agitation des rues que nous avons pu dire au revoir à la Purangi Winery.

Et nous sommes de nouveau accueillis chez une nouvelle famille, dans le centre de l’Ile du Nord ! Nous sommes redevenus de parfaits fermiers kiwis, et le Mount Ruapehu veille sur nous (de belles randonnées se profilent à l’horizon).

Nous remercions fort ce beau pays et ces belles rencontres !

Publicités

Road-trip en famille

Certains pourraient s’interroger sur notre absence depuis déjà un mois sur le blog, mais ne vous inquiétez pas : nous nous portons à merveille, et nous adorons toujours autant vous faire part de nos aventures en terre kiwie ! Nous manquons seulement de temps et surtout d’accès Internet afin de mettre à jour notre site…

Ces derniers temps, après la pêche aux moules vertes, c’est avec bonheur que nous avons reçu la famille Quinton (les parents et la sœur de Sylvain).

Pour l’occasion nous leur avons concocté un circuit à travers le pays : ils nous suivaient dans un camping-car de location, arrivaient à Christchurch (Ile du Sud) puis quittaient la Nouvelle-Zélande trois semaines plus tard à partir d’Auckland (Ile du Nord).

C’était donc un grand tour à travers tout le pays : autant dire que nous avions beaucoup de route à faire, et que ces vacances n’étaient pas de tout repos !

Nous sommes d’abord partis à la découverte des trésors de l’Ile de Sud. Chaque lac était différent et nous promettait des surprises visuelles :

Certains de bleu turquoise et d’autres encadrés de Tussock

Des reflets parfaits

Des couleurs profondes…

Et même des morceaux de glace en guise de poissons!

Nous avons marché aux pieds des montagnes qui se sont libérées des nuages à notre passage (c’est que la météo capricieuse menaçait nos randonnées)

Et les fjords des Milford Sounds nous sont apparus, après des heures grises et pluvieuses, sous un soleil éclatant (depuis Bernard le père de Sylvain est persuadé qu’il a un pouvoir magique capable de commander la météo… Si seulement c’était vrai) !

Les paysages étaient si variés, que dans une même journée on découvrait une forêt aux allures tropicales

Puis un bord de mer aux falaises escarpées

Pour finir sur un glacier en bordure de chemin.

Par mis les oiseaux croisés sur notre route, nous avons adoré le Kea, perroquet montagnard et joueur

Comme le Fantail qui tourne autour des randonneurs avec sa queue en éventail

Ou l’albatros royal, si massif même en plein vol !

Au niveau de la faune marine, les otaries à fourrure étaient bien sûr de la partie (c’est qu’ici c’est un animal commun voyez-vous…), mais nous avons été déçus de ne pouvoir admirer de plus prêt un manchot. Heureusement les dauphins nous ont consolés du mieux qu’ils pouvaient, et c’était réussi !

Pour la dernière semaine, nous avons profité de l’Ile du Nord et de ses activités géothermiques : des couleurs surréelles

Nous nous sommes baignés dans une rivière chauffée par le souffre : un endroit encore secret et tranquille (peut-être grâce à l’odeur d’œuf pourri ?).

Et nous nous sommes même délassés à la plage d’Hot Water Beach, où il suffisait de creuser un trou dans le sable pour se régaler d’un vrai spa (à vrai dire en ce moment nous faisons de l’helpx juste à côté, et on en profite encore) !

Depuis maintenant six mois que nous sommes en Nouvelle-Zélande, nous adorons toujours autant ce pays. Il arrive que l’on se réveille au pied des montagnes ou au bord des lacs, et souvent nous pique niquons « le cul dans l’herbe tendre »…

A chaque fois, nos yeux sont illuminés pour toute la journée. On se sent si petits face à ce spectacle naturel, et tellement chanceux !

Alors c’est un vrai plaisir quand la famille nous rend visite, de partager avec elle un peu de ce qui nous charme tant sur ces îles : la vie de nomade, quand chaque matin est différent face à un paysage nouveau

L’observation des oiseaux

Les marches à travers les fougères arborescentes

Les couleurs détonnantes…

Ah ! Et n’oublions pas la dégustation du Paua, un met national ! Sylvain en a attrapé le jour même de l’anniversaire de Françoise, et c’était un vrai cadeau.

C’est un plat recherché, assez rare, aussi cher que du homard (vous trouverez sans doute de l’ormeau en France, de la même espèce). C’est sûr, quand on regarde d’abord cette bestiole bouger, chercher une roche où s’accrocher, on se demande s’il est possible de la manger, d’apprécier cette grosse langue noire, cet extra-terrestre… Ce n’est vraiment pas ragoûtant. Mais une fois cuisiné, croyez-moi, c’est délicieux !

La famille est partie en même temps que l’été néo-zélandais. Et oui pour nous c’est déjà l’automne … Heureusement nous profitons d’une belle arrière saison au Coromandel Peninsula, où il fait bien plus chaud que dans l’île du sud en plein été.

Dans un coin de nos cœurs il y a toujours la famille, les amis, les choses de « chez nous » (Ah ! Le fromage de chèvre, le pain frais, les jours de marché, les rues animées, les terrasses des cafés !) qui pourraient nous manquer… Mais de nouvelles rencontres, des expériences enrichissantes, l’appel d’autres découvertes nous remportent dans le tourbillon du voyage. Et on profite toujours pleinement de notre odyssée !

Vous pouvez retrouver notre itinéraire en détail sur cette carte Google (cliquez sur « view larger map » pour voir notre parcours en entier jusqu’à Auckland) :