En Nouvelle-Calédonie

Piscine naturellePoisson-angeRequin à pointes noiresVue sur NouméaCagousBaie des tortues
Arbres en foliePêcheur à l'affutPêche à l'épervierSeul sur la plageLe port de NennonBaignade matinale
Paysage du grand nordGuérite vers PoueboRivière et lagonRivière à refletUn singe sur son arbreSalle de bain des cocotiers
Massif du Mont PaniéRoute à flanc de montagnePoule de HienghenLes roches de LindéraliquesVue sur les roches et le lagonVue sur Hienghen

En Nouvelle-Calédonie, un album sur Flickr.

Voici des photos supplémentaires de notre petite odyssée calédonienne !

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Au Sud de la Nouvelle-Calédonie

A l’extrême sud de la Nouvelle-Calédonie, se trouve l’île des Pins la bien connue.

Nous y avons passé prêt de cinq jours, dans un décor de carte postale. Tout y était : le sable blanc qui glisse sous les pieds, l’eau turquoise et limpide où s’agitent des poissons multicolores, les incontournables cocotiers…

Les pins colonnaires, particularité du coin, apparaissant comme cerise sur le gâteau.

Alors bien sûr nos activités correspondaient au cliché de l’île paradisiaque. Nous nous sommes régalés de noix de coco, de siestes bercées par le clapotis de l’eau, et de baignades en masque et tuba à s’extasier sur la faune marine .

La promenade en pirogue à voile nous a transportés dans la baie d’Upi, remarquables pour ses gros rochers qui poussent comme des nuages.

De là nous avons rejoint la baie d’Oro, avec son incroyable aquarium naturel, où tellement de poissons vous entourent qu’il semble n’y avoir plus place pour nager.

Et, pour la fin du séjour malheureusement assombri de lourds nuages

Nous avons parcouru le reste de l’île en scooter.

Ah ! C’est qu’on était bien sur ce bout de sable !

Nous avons planté notre tente au camping Nataiwatch tout en paillotes, et l’ambiance était chaleureuse le soir, lorsque le feu réunissait autour de lui tout les campeurs venus des quatre coins de la France.

Après ce voyage en terre paradisiaque, nous avons retrouvé nos amis Pauline et Nicolas que nous avons rencontrés en Nouvelle-Zélande.

Nous sommes partis pour une virée intrépide à travers les terres rouge pétard de la pointe sud de la grande terre.

Nous avons ouvert grand nos yeux face aux paysages fauves du parc de la Rivière Bleue.

C’est dans ses sous-bois qu’il nous a été facile de rencontrer des cagous qui passaient par là. Ils marchaient tout prêt de nous d’un pas prudent, comme sur la pointe des pieds…

Seuls au milieu des terres sanglantes, nous étions les rois de la piste !

Le rouge vif aguichait notre regard, il maquillait même les plages.

Au cap N’Doua nous avons longuement scruté l’horizon, à la recherche d’une baleine qui se promènerait par là…

En vain hélàs !

Pour clôturer notre superbe road-trip, nous avons passé une nuit à camper prêt des Chutes de la Madeleine

Au bord de la rivière avec un ponton privatif.

Nous avons fait nos adieux à la Nouvelle-Calédonie le matin, admiratifs devant les reflets parfaits de l’eau.

On se souviendra de ces bons moments passés tous les quatre !

Nous voici donc revenus en Nouvelle-Zélande. Hélàs, notre retour a la saveur morose et déjà nostalgique de la rentrée des classes, de la fin des vacances… Nous ne restons au pays du long nuage blanc que le temps de vendre notre cher van ! Finis donc les road-trips enthousiastes à travers les routes magiques de Nouvelle-Zélande. Mais une fois notre camion vendu, nous serons libres de rentrer, à petits pas, vers notre pays d’origine…

Dans la brousse calédonienne

Nous voici partis pour un petit tour de la grande terre, avec notre minuscule voiture de location, qui a drôle allure au milieu de tous les pick up. Il faut dire qu’avec tous ces nids de poules, on comprend l’utilisation des 4×4 !

Nous commençons par la côte ouest, terre aride de cowboys et de fermiers. Nous dormons sur des plages belles et tranquilles, chaque matin on se réveille aux aurores avec les oiseaux, et je prends une première photo en même temps que mes yeux s’éveillent sur la mer.

A Bourail, nous adorons particulièrement la baie des tortues, décorée de magnifiques pins colonnaires.

Nous y rencontrons le serpent du coin : un tricot rayé. Fort heureusement il n’est pas agressif, car son venin est mortel !

Dire que Sylvain a presque marché dessus…

A Voh, nous grimpons dans les montagnes pour tenter d’apercevoir le célèbre cœur dans la mangrove, photographié par Yann Arthus Bertrand.

Mais hélas, on distingue mal le coeur vu de la montagne !

A la presque île de Foé, nous parvenons à un petit village de pêcheurs kanaks pour y planter notre tente.

C’est un petit havre de paix où l’on observe la pêche au filet, et où tous les ados du coin viennent nous serrer la main et nous regardent avec curiosité.

Quand on arrive à la pointe nord de l’île, on sent la solitude qui imprègne les paysages, les sons, nous-même.

Nous voici sans doute au bout du bout du monde. Nous arrivons à la paisible plage de Nennon pour y passer la nuit, et la baie est pour nous seuls ce soir là.

Lorsque l’on parvient à la côte est, la nature change brusquement

Nous nous trouvons au beau milieu d’un grand jardin, aux pieds de magnifique falaises. Entourés de verdure, de bananiers et de cocotiers, nous avançons à 30 à l’heure sur les petites routes charmantes

Et on admire les nombreuses guérites.

Les gens sont tout sourire et nous saluent de la main. La vie ici semble facile et heureuse.

Un soir nous campons au milieu des cocotiers

Et nous découvrons par surprise à la nuit tombée que l’herbe tendre est envahie partout de coquillages de toutes formes, de toutes tailles… Et qui bougent ! Nous voici en plein bal de Bernard-l’hermites !

Nous adorons aussi Hienghène et ses superbes roches : la poule couveuse et les falaises de Lindéralique.

C’est au camping, entourés de ces roches noires et collés à la mer où nous nous amusons en masque et tuba, que nous rencontrons Edouard et Gaëlle : deux baroudeurs des îles qui nous invitent à partager leur bonne pêche du jour…

Quel régal et quelle bonne rencontre !

Par contre c’est un peu tristes que nous croisons partout des chiens errants et misérables. Affamés, ils sucent des bouts d’écorce de noix de coco… Ils s’adonnent toutefois à la randonnée avec passion ! Où que l’on aille ils insistent pour nous accompagner, et si on les chasse ils nous suivent en cachette.

Les filous !

Avant de revenir à Nouméa, nous traversons les mines de nickel pour rejoindre la côte ouest.

Nous parvenons à Farino « la petite Suisse » de la Nouvelle Calédonie, et nous nous baladons dans le parc des Grandes Fougères.

Fort joli ! Mais venant de Nouvelle-Zélande… On trouve qu’il y a bien peu de fougères..

Notre road-trip est déjà fini hélas… Mais on se console bien vite. Car nous avons rejoins l’île des Pins !

L’Odyssée en Nouvelle-Calédonie

Pendant quelques semaines, notre aventure n’est plus zélandaise mais calédonienne, un petit détour hors du Kiwiland ! Nous continuons à nous inspirer d’Ulysse qui a mis 10 ans à rentrer chez lui s’arrêtant d’île en île et d’aventure en aventure….Mais que nos proches se rassurent : nous serons rentrés plus tôt que le roi légendaire. Et puis la Nouvelle-Zélande a beau sembler perdue au milieu du Pacifique, il y a des tas d’autres terres à explorer tout autour d’elle, comme sa grosse sœur l’Australie, mais aussi des îles paradisiaques comme les Fidji, les Samoa ou la Nouvelle-Calédonie !

Nous avons opté pour la Nouvelle-Calédonie, et nous nous retrouvons, après 11 mois en terre anglophone, en contrée francophone. Et déjà, les chaleureux « hey guys » et « sweet as bro’ » nous manquent. Au début on ne peut s’en empêcher, on compare cette île nouvelle à notre bonne vieille Zélande, notre référence désormais. Ce qui nous choque tout d’abord, ceux sont les rues salles, et les figures à l’air blasé et boudeur (comment est-ce possible, sur ce bout de paradis ?). Et surtout l’impossibilité de trouvé un toilette publique ! On arpente une heure durant les rues quadrillées à la recherche d’un pipi room. Il n’y en a qu’un, à la fin de notre route, certainement l’unique de la ville. Alors imaginez l’état… A côté, la Nouvelle-Zélande offre des toilettes publiques à chaque détour de rue, de crique et de montagne, tous propres et équipés de papier… C’est alors que l’on prend conscience de la facilité qu’il y a de voyager, de vivre, en Nouvelle-Zélande, là où les infrastructures publiques foisonnent… Où tout le monde vous sourit et se plie en 4 pour vous aider. A côté, la Nouvelle Calédonie nous apparaît comme un pays en voie de développement. Mais il suffit d’aller acheter trois bricoles à la supérette du coin pour s’en détromper aussitôt! (le coût de la vie est très élevé)

Passés ces premières surprises et le mal du pays adoptif, nous nous trouvons bien sûr charmés par Nouméa, ses eaux bleues captivantes et ses douces températures

Les points de vue plein de promesse

Et les arbres exotiques même en plein cœur de ville.

Nous séjournons au mouillage de port Moselle, dans le bateau de Paul notre hôte Couch Surfing.

Nous passons ces cinq premiers jours à visiter les musées et les parcs de Nouméa.
L’Aquarium nous fait découvrir le minuscule crabe violoniste au gros bras

Les tortues

Et les poissons bizarres et multicolores.

Nous rencontrons au parc zoologique et forestier le pigeon vert, qui construit un nid d’amour pour sa dulcinée

Et surtout l’oiseau emblématique de nouvelle calédonie : le cagou !

Enfin nous nous rendons au clou du spectacle de Nouméa : le magnifique centre culturel Tjibaou.

Son architecture végétale et son chemin kanak peuplé de personnages en bois nous charment particulièrement.

Mais dans quelques heures déjà nous quittons la ville pour découvrir la brousse. Nous partons pour un tour de la Grande Terre en voiture ! L’aventure, la vraie, commence…