Kiwi Jt’emballe

La Nouvelle Zélande est le premier pays mondial exportateur de kiwifruits et le premier à avoir réaliser des plantations commerciales du fruit dans les années quarante. La « Groseille de Chine » a permis d’enrichir sacrément la Nouvelle Zélande, à tel point qu’on a renommé le fruit du nom de l’oiseau emblématique du pays, le met rappelant le singulier volatile (qui ne peut voler d’ailleurs).

Merci Papa pour tes jolis dessins !

Depuis que le kiwifruit est intensivement cultivé, on ne cesse d’essayer de l’améliorer et de développer de nouvelles variétés, le « Gold Kiwi » étant souvent considéré comme le plus réussi.

Vous connaissez ? La Nouvelle Zélande exporte en masse des « Gold Kiwis » dans toute l’Europe. C’est un régal ! Sa chair est jaune, moins acide. Elle évoque un petit goût de tarte au citron…

Au cœur du Kiwiland, on trouve même Te Puke  » the kiwifruit capital of the world », en plein cœur de Bay of Plenty.

Pour nous il a donc été aisé de décrocher un job, après un coup de téléphone à la première usine d’emballage de kiwis venue. Nous avons ainsi travaillé deux semaines à l’usine Trevelyan’s, qui emballe des kiwis par paquets.

Deux semaines à la chaîne dans un grand hangar, rempli de travailleurs argentins, maoris et asiatiques. Deux semaines à travailler de nuit, et rentrer à quatre heures du matin dans notre van glaçé… La bouillotte est devenue ma nouvelle meilleure amie (c’est l’hiver ici). Deux semaines à éternuer, à moitié aphone (c’est qu’on a attrapé froid, tout de même), à somnoler la journée, un peu sonnés comme dans un décalage horaire…

Et vous savez quoi ? On y serait bien resté un peu plus finalement, s’il y avait d’autres kiwis à empaqueter (la saison s’est terminée plus tôt que prévu, sans doute à cause du PSA, la maladie venue d’Italie qui fait frémir l’industrie du Kiwi).

Il y régnait une bonne ambiance dans cet hangar !

Sylvain était « sticker-stocker », c’est-à-dire qu’il collait les étiquettes sur les cartons avant de les mettre sur palette. Quant à moi après deux nuits en tant que « poseuse de code-barres », j’ai été promue dans le département « documentation ».

Désolé pour la qualité médiocre de ces photos, nous n’avons pas osé laisser notre bel appareil dans l’usine sans surveillance…

Je devais donc compléter les fiches descriptives des palettes, les équiper et vérifier que les informations soient bien exactes avant que les colonnes de kiwis ne soient expédiées dans votre grande surface préférée.

Lors de la soirée de fermeture, les travailleurs venus du Vanuatu ont poussé la chansonnette en guise d’adieu, et face à l’assemblée frissonnante (de peur), un groupe de maoris a réalisé un superbe Haka de ce type :

Après cette expérience enrichissante (également pour notre porte monnaie), nous avons vadrouillé une semaine durant autour des plages alentours.

Nous sommes à présent accueillis chez une nouvelle famille des plus sympathiques… La suite au prochain épisode !

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Pause kiwi

Nous sommes désolés pour cette nouvelle absence sur le blog : nous travaillons dans une usine d’emballage de kiwifruits, et n’avons pas d’accès Internet…

En attendant de pouvoir vous raconter plus amplement nos aventures, veuillez déguster les kiwis Zespri fraîchement emballés par nos soins !

Des Vineyards et des Trimards

Nous avons il est vrai passé un doux Noël estival dans les Marlborough Sounds, nous adorons toujours notre voyage, et nous sommes bien contents d’éviter les gerçures et gelures de cet hiver… Mais nous vivons depuis notre arrivée dans l’île du sud une expérience bien moins paradisiaque : nous travaillons dans les vineyards (vignes), prêt de Blenheim.

Et nous dégoulinons de sueur et d’effort !

C’est sans aucun doute le travail le plus difficile que nous ayons jamais fait. Nous nous levons le matin à 4H30, et notre mission consiste essentiellement à courir à travers les rangées de vignes, et tirer ou rehausser les fils de fer qui retiennent les feuillages. C’est une espèce de footing-musculation intensif qui n’en finit pas. Il nous faut travailler le plus vite possible, parce que nous sommes payés au pied de vigne. Alors nous courons sous le soleil plombant de l’été néo-zélandais, nous nous accordons 10 minutes pour avaler rapidement notre lunch, et nous n’avons jamais assez d’eau pour satisfaire notre soif… Quand nous revenons de notre dure journée de labeur, tout notre corps crie souffrance (sauf peut-être les ongles des pieds et les oreilles) .

Rassurez-vous dans une semaine nous quitterons cette épreuve et retrouverons notre ami Antoine fraîchement arrivé en Nouvelle-Zélande, pour un road-trip dans la région de Nelson ! Il sera largement temps de fuir les vignes, c’est que je commence (Elise) à avoir une carrure de maorie-camioneuse, ce qui nuit à ma féminité.