Un Avion pour Paris

Et voilà, prêt de quinze mois en sac à dos, que notre odyssée touche déjà à sa fin.

Nous nous apprêtons à embarquer dans l’avion pour Paris, les cœurs pleins d’émotions contradictoires… Quinze mois loin de la France, et dans quelques heures nous serons « chez nous » ! Ça fait tout drôle…
Il ne fait pas trop froid tout de même ?

Cette fois-ci on peut vous le dire : à très bientôt !

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Bye bye New Zealand

Cette fois-ci, nous venons de quitter la Nouvelle-Zélande pour de bon.

Nous avons pris l’avion pour Bangkok. Peu pressés de rentrer et encore assoiffés de découvertes, nous nous offrons une dernière odyssée : en Asie du sud-est. Six semaines pour parcourir un peu le Laos et le Cambodge !

Alors bien sûr, il y a l’excitation de ce nouveau voyage vers des contrées inconnues. Mais cela n’a pas effacé tout à fait la peine qu’on a eu à quitter la Nouvelle-Zélande que nous avons tant aimée. C’était un vrai coup de foudre, vous l’avez sans doute deviné en nous lisant. Lorsque l’avion s’est envolé et que ce petit pays au grand coeur s’est dérobé sous nos pieds, nous avons repensé à toutes ces personnes que nous avons rencontrées, qui nous ont accueillis, avec qui nous avons tant appris… Un lien si fort s’est noué avec eux. Merci mille fois à notre famille Kiwie !

Nous ramenons dans nos bagages toutes légères des centaines de photos. Mais autre chose encore, que nous espèrons préserver le plus longtemps possible… C’est l’esprit kiwi !

Le « kiwistyle » est un joyeux mélange de :

– « Hey Guys ! »
Oui, les kiwis sont vraiment sympathiques. A coups de grands sourires, de « hey guys » à tout va, venant du policier aussi bien que du jardinier, ils adooorent filer un coup de main à n’importe qui, et discutailler avec le première personne venue. Nous n’avons jamais autant bavardé avec les chauffeurs de bus, les caissières ou les simples passants… Encore mieux que dans les Bisounours, parce qu’ils vous offrent même des verres au pub du coin !

– « No 8 wire ».

Les kiwis, ceux sont des débrouillards, des inventifs, des bricoleurs… Et pour les définir on utilise souvent cette expression « no 8 wire », car ils seraient censés pouvoir tout réparer avec un fil de fer de diamètre 8. Et ils rafistolent, rénovent, recyclent troquent… Tout ce qui leur passe par la main !

– « Save your money »
Oui, parce qu’ils ne recyclent pas sans raison non plus. Ils s’affolent souvent contre la consommation à outrance, et face notre manie à nous européens à jetter et racheter sans cesse de nouveaux objets… Contre le gaspillage, ils tentent de vivre simplement, et sont de plus en plus « self-sufficient »(autosuffisants).

– « Love and respect Aotearoa »

Muriwai Beach

Car s’ils sont économes, c’est aussi parce que ceux sont des gars de la nature. Des amoureux de la mer, de la forêt et de la montagne. Des fous de la pêche, des ferus de randonnée, des rois du camping et des princes du pique-nique. Ils sont très fiers de cette terre qu’ils appellent souvent de son nom maori « Aotearoa », comme pour signifier son caractère sacré, originel, unique. Même si des forêts primaires par centaines ont été détruites pour devenir des prairies à moutons, même si l’homme a profondément porté atteinte à cette nature exceptionnelle, les réserves naturelles foisonnent. Les opportunités de randonner vous donnent le vertige, et des parcs gigantesques ne peuvent être visités par l’homme que par des trecks de plusieurs jours sur des pistes tortueuses.

Après ces adieux à la Nouvelle-Zélande et à ces rencontres enrichissantes avec les Kiwis, il est temps pour nous de reprendre notre route. Et c’est l’Asie qui nous appelle. On vous écrit de notre petite chambre à Bangkok. Collés au ventilateur, la chaleur moite nous colle à la peau. Nos sens sont en alerte, tout est nouveau…

Mais cette ville est si grande, si bruyante, si harassante ! Que nous partons dès ce soir pour Vientiane la capitale du Laos, qui serait paraît-il plus tranquille et plus zen.

Les trente ans de votre voyageur intrépide

Aujourd’hui c’est une belle journée d’hiver ensoleillée à l’autre bout du monde…

Et c’est aussi l’anniversaire de Sylvain ! Ses trente ans ! Ah le bel âge…

Il a fini sa vingtaine en pêchant son plus gros poisson, un Kahawai de 54 cm tout de même.

Et cet après-midi, on s’en va fêter l’évènement à Tauranga ! On trinque avec vous par pensée magique intergalactique.

Mais surtout, je te souhaite un JOYEUX ANNIVERSAIRE SYLVAIN !!!

Un Noël en marcel

Joyeux Noël les amis !!!

C’est vrai que de ce côté du monde nous étions loin de l’esprit de Noël que l’on connaît, sans la famille, la neige et les cadeaux ; mais nous avons tout de même rencontré un Père Noël pour notre petit déjeuner sur la plage, qui avait troqué son traîneau contre un bateau !

Et puis nous avons profité de l’ambiance estivale…

Des eaux bleu pétard des Malborough Sounds

Rencontré des canards un brin squatters :

Et pour l’occasion nous nous sommes offert des moules vertes géantes (mais néanmoins délicieuses), spécifiques au pays.

Et puis, une autre grande première pour un 25 décembre : de bonnes baignades et de cuisants coups de soleil !

Nous vous souhaitons encore de belles fêtes enneigées,

Merry Christmas !

Les Gypsies modernes

Nous vivons comme de vrais Gypsies, et nous adorons ça !

A bord de notre camion, nous découvrons des paysages merveilleux, nous nous posons quand bon nous semble…

On se couche face à la mer, les mouettes viennent quémander un peu de nos repas, la lueur du jour nous réveille à peine que déjà on a hâte d’ouvrir nos rideaux, pour scruter l’horizon depuis notre lit douillet !

La vue est toujours nouvelle :

Et on se sent tout simplement plus libre et plus léger.

Il y aussi le côté, dirons nous « moins confortable » : il nous faut sortir de la chaleur du camion et faire la vaisselle dans la nuit, fatigués, et les douches chaudes ne sont pas quotidiennes… Ce manque de confort n’est pas grand-chose face à notre nomadisme heureux, les douches froides des bords de mers nous revigorent, voyez comme on s’arrange pour rester propres :

Et puis l’île du nord regorge de bains naturellement chauds, et gratuits !

Et quand leur eau est chargée en sodium et non en souffre, ça ne sent pas l’œuf pourri !

Mais la modernité ne nous quitte pas, même dans cette vie plus simple, et nous ne ressemblons certainement pas aux Gypsies d’il y a… à peine 10 ans !
Nous branchons notre iPod via un émetteur Fm et notre musique s’accorde aux paysages qui défilent. Nous sauvegardons nos photos sur notre disque dur, notre petit ordinateur nous permet quelques soirées « ciné », et grâce à Internet nous rédigeons notre blog, retrouvons notre famille par e-mail ou par Skype.

Cela nous apporte d’ailleurs quelques soucis supplémentaires, nous devons sans cesse embarquer ou cacher notre matériel pour éviter les vols, et ce n’est vraiment pas facile d’avoir accès à Internet ! Beaucoup de campagnes reculées ne nous le permettent pas, et dès que nous croisons une petite ville nous partons à la recherche d’une bibliothèque ou d’un Mac Do (les deux émetteurs du wifi gratuit, une bataille terrible se joue ici entre le fast food tentaculaire et ma chère bibliothèque). Hélas parfois je dois favoriser Mac…(because the library is closed , and Mac Do always opened !). Maintenant, nous connaissons malgré nous les «Mac Coffees» par coeur (une autre arme du terrible Mac)…

Sinon l’été arrive à grand pas de ce côté du globe, et les températures plus clémentes nous permettent de profiter d’avantage de la grandeur des paysages. Nous passons nos journées dehors chauffés par le soleil…

Et la vie est encore plus douce !

Le départ est proche…

Nous débutons aujourd’hui notre blog !

Il était temps : nous décollons pour la Nouvelle-Zélande ce jeudi 1er septembre ! Il nous reste une paire de jours, le temps de boucler nos valises, faire nos derniers achats et paperasses en tous genres. Mais le principal est fait.

L’excitation monte en même temps que le décompte des jours qu’il nous reste avant le grand envol… Je suis (Elise) toute heureuse et j’ai un peu peur aussi, comme une sorte de trac. Et puis il y a surtout ce goût grisant de liberté qui fait croire que mes bras sont des ailes. J’espère juste que je n’ai pas l’air aussi bête que DiCaprio quand il crie qu’il est le maître du monde sur son bateau maudit…