Au Centre du Laos

Le centre du Laos est souvent méconnu des voyageurs, qui préfèrent ne pas s’arrêter entre la capitale et le sud du pays. Pourtant nous avons adoré y passé quelques jours.

Thakhet et ses effluves malodorantes, ses grandes rues salles et peu accueillantes nous ne a pas franchement séduits. Mais peut-être qu’il nous fallait tout simplement un temps d’adaptation, car à Savannakhet sa sœur jumelle un peu plus au sud, nous avons été charmés par la tranquillité de cette ville qui s’étire et s’endort le long du Mékong, les gens si surpris de croiser des étrangers…

Nous avons été peu à peu séduits par ce silence des villes plombées par la chaleur, ces joueurs de pétang qui ralentissent leurs gestes, ces villes toutes entières à la sieste… Mais qui, dès le soir venu, s’animent et se maquillent comme pour un jour de fête.

Les bords du Mékong se décorent de tables et de guirlandes multicolores, les gens se promènent bien habillés, et c’est le défilé des vélos et des petites motos. On entend les airs de karaoké en écho, et des groupes de sportifs s’échauffent en musique. Quand la nuit arrive, la Beerlao se savoure à toutes les tables, et on déguste souvent la fondue coréenne dans les gargotes au bord de l’eau.

Mais ce qui fait le charme incontestable de cette région, c’est bien sûr sa campagne, ses nombreux parcs, et ses multiples grottes-galeries. Nous avons rencontré un couple d’Allemands Sven et Annalisa

Et avec eux nous avons découvert quelques trésors de cette région.
De Ban Koum Khan nous avons rejoint la célèbre grotte de Tham Khong Lo à moto.

De la route on apercevait les gens dans les rizières.

Arrivés face à la grotte, sous le tintamarre particulier des cigales (le bruit d’un aspirateur, en plus aigu) des guides nous ont conduits dans cette cavité de 7 km de long, en pirogue à moteur.

On pouvait admirer grâce aux lampes torches l’architecture naturelle de la grotte

L’ambiance était toute mystérieuse, une traversée au royaume des ombres…

Pour être éblouis, de l’autre côté, par la lumière de la forêt.

La jungle était plus profonde encore

Et le petit village (trois cabanes penchées et quatre vaches) nous semblait des plus reculés, coupé du reste du monde par cette immense grotte forteresse.

Un autre jour, nous avons fait un trek dans la zone nationale protégée de Phou Hi Poun. Nous avons parcouru d’abord quelques villages et découvert de plus prêt la récolte du riz

Puis nous nous sommes enfoncés dans la forêt. De temps en temps des plaines apparaissaient

On traversait des rivières sur des rondins de bois, on parcourait encore beaucoup d’autres grottes…

Et nous nous sommes rafraîchis plusieurs fois dans une superbe rivière bleue.

Nous n’avons pas eu la chance de rencontrer beaucoup d’animaux sauvages et même les oiseaux étaient absents, mais c’est qu’ils se méfient des hommes depuis qu’’ils sont chassés et mangés à tout va…
Par contre notre guide Mi nous a enseigné quelques astuces thérapeutiques que les laotiens puisent dans la jungle. Comme cette plante qu’on utilise en curatif du paludisme

Ou le cœur des arbres qu’on fait bouillir quand on a la diarrhée… Les fourmis rouges quant à elles serviraient comme remède au mal de tête, et ont peut aussi les utiliser comme assaisonnement, remplaçant la saveur du citron.

Nous les avons donc goûtées après que Mi ait écrasé dans ses mains ces charmantes fourmis (dont la morsure n’était pas très agréable). C’est vrai qu’il y avait un goût acide, mais la peau et les antennes se coinçaient dans nos dents, et ce n’était pas des plus ragoûtants, je dois le dire…

Nous sommes à présent parvenus au sud du Laos… Et on en profite toujours autant !
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