Aux petits bonheurs de Raglan

Nous voici parvenus à Raglan, petite ville du Waikato connue pour ses surfers et ses artistes, ses grosses vagues et ses orques.

Nous avons passé une première semaine chez Phil et Emily, dans leur petite ferme perdue au milieu des collines, mais bousculée par les cris de quatre marmots agités et joueurs.

Sylvain a adoré construire une maison pour les poules.

Qu’il réfléchit déjà à concevoir pour lui-même un poulailler roulant, qui nous suivrait au fil de notre route…

Moi je suis tombée sous le charme d’un petit agneau de quelques jours (si mignoooooon !), abandonné par sa mère (rrrrrrho !), et recueilli par Phil et Emily. Je devais m’occuper de lui, le nourrir au biberon. Il me suivait partout !

J’en ai la larme à l’œil quand j’y repense…

Mais en contrepartie de cette tâche adorable, j’ai eu à endurer une sacrée épreuve, digne d’un épisode de Fort Boyard, mais en pire. Je devais ramper sous la maison pour découper et retirer de grandes bâches en plastique qui recouvraient le sol. Ramper dans la pénombre, dans un sous-sol rempli d’araignées poilues, de scolopendres et autres espèces non-identifiés. Ramper dans l’eau croupie, respirer calmement pour ne pas sombrer dans la claustrophobie, apercevoir ses bestioles qui gigotaient autour de moi, sur moi… Et bien je suis fière de vous déclarer que je suis sortie victorieuse de cette étape, après plus de 4 heures passées dans les bouches de l’enfer ! Si j’ai tenue le coup, c’est bien sûr grâce à mon esprit téméraire et ma bravoure légendaire, mais aussi je l’avoue grâce au petit agneau, qui me suivait vraiment partout.

Mis à part cette péripétie, notre séjour à Raglan a été rempli de petits bonheurs en pagaille, telles nos randonnées sur les deux versants du Mont Karioi

Nous permettant des vues aériennes sur la mer de Tasman

Nous avons pu distinguer le Mont Taranaki, seul endroit de l’île du Nord que nous n’avons pu explorer.

Mais les gorges de Te Toto,

Et les chutes de Bridal Veil valaient également le coup d’oeil.

Ensuite nous avons séjourné chez Rose et Geoff les parents de Phil, qui avaient à notre disposition une sorte d’appartement privé-de luxe

Avec vue sur la mer :

Et un billard à notre disposition qui plus est.

Nous sommes aussi partis à la pêche aux moules sur la plage d’à côté.

Car s’il y a bien quelque chose que nous avons appris en Nouvelle Zélande, c’est bien l’esprit « do it yourself ». Que ce soit pour cultiver son propre jardin, déguster les œufs de ses poules ou le cerf de sa forêt, réparer le frigo, le lit, la chaussette, le toit, la fourchette… Et bien sûr l’incontournable de la pêche aux poissons, crustacés et coquillages ! Et c’est vrai que les moules, comme les mûres, ont une autre saveur quand on les a ramassées soi-même…

Nous avons profité de la bonne ambiance locale pour goûter à une soirée musicale au bar du coin (Raah, ça nous manquait !), et pour notre dernier jour Geoff, saxophoniste et animateur à ses heures à la radio locale, a fait une émouvante dédicace à « ses amis français Elise et Sylvain » (en anglais ça donne plutôt « iliz and sylver »), et L‘Accordéoniste d’Edith Piaf a résonné comme notre chanson d’adieu.

Un des fils Chris, artiste-recycleur et joyeux luron nous a même ouvert les portes de son atelier, nous révélant ses secrets de fabrication

Et on s’est amusé à réaliser une drôle d’horloge ensemble, que l’on a nommé « l’étrange Bob » !

C’est un beau cadeau que nous ramènerons dans nos bagages, en souvenir de tous les originaux, rustiques, amicaux et bricolos bonhommes qui ont croisé notre chemin en Nouvelle Zélande….

Un grand merci à toute la famille Meek. Nous n’oublierons pas votre générosité ni votre joie de vivre !

C’est déjà la fin de notre séjour à Raglan, car aujourd’hui nous partons pour Auckland. Et la semaine prochaine… La Nouvelle Calédonie ! Oui !!!

Publicités

Au bord du lac Tarawera

Nous venons de passer deux belles semaines au bord du lac Tarawera, prêt de Rotorua.

Coup de coeur, 10 mois plus tôt

C’est un petit bijou qui nous a attirés dès que nous sommes arrivés en Nouvelle-Zélande, en septembre dernier. La vie semblait si douce, au bord du lac ! Et le Mont Tarawera semblait veiller sur cette nature encore préservée (et pourtant il est plutôt menacant, lors d’une éruption en 1886, il a détruit un village entier)…

Septembre 2011

Alors quand Liz et Mike nous ont proposé de venir les aider un peu dans leur maison au bord du lac, nous n’avons pas hésité longtemps avant de les rejoindre.

Nos hôtes savaient profiter de la vie, et aimaient partager avec nous les petits bonheurs de leur cru. Nous sommes allés pique-niquer sur leur bateau, au milieu du lac.

Surtout nous avons fait une magnifique randonnée au fil de l’eau

Et nous avons marché jusqu’à à des sources chaudes délicieuses !

Nos tâches étaient variées : du jardinage au découpage du bois…

Ceux qui ont vu le film « Fargo » comprennent mon malaise face à la broyeuse…

Sylvain a construit une table à partir d’un rondin de bois, je devais peindre des oiseaux sur des chauffages

Nous nous sommes occupés des deux petits chiens… Bref, on avait la vie douce et tranquille !

Alors nous garderons toujours dans un coin de nos têtes l’image de ce petit coin charmant

Qui ne perdait pas son charme à la nuit tombée.

Nous avons déjà repris la route vers d’autres horizons ! La fin de notre séjour en Nouvelle-Zélande se profile, mais il nous reste toujours à découvrir…

Chasse, pêche, et tradition kiwie

On n’en finit pas d’être accueillis par des familles qui nous ouvrent grand les portes de leurs univers. A chaque fois, nous en ressortons grandis de nouveaux savoirs-faire, d’une nouvelle perspective de vie, et tenus par un nouveau lien d’amitié.

Cette fois-ci, c’est à Tauranga que la famille Ensor (Raewyn et Hugh les parents, Sarah leur fille, Ella leur petite fille de bientôt quatre ans, et Chico le chien ) nous a invités à passer deux semaines environ dans sa grande maison qui donne vue sur le Mount Maunganui.

Le grand jardin est rempli de poules de toutes espèces, Raewyn en collectionne plus de deux cents !

Nous les avons d’abord aidés à repeindre la terrasse

Et puis ils nous ont fait une belle proposition : Sylvain devait désherber la jungle du voisin, envahie de mauvaises herbes qui s’attaquaient à la propriété de nos amis. Après cinq jours de découpage acharné de plantes coriaces, Sylvain a été récompensé de $1000 !

Avec eux la vie était joyeuse et pleine de découvertes. Nous avons profité des journées ensoleillées pour explorer les alentours

Ils nous ont invités à des sources d’eaux chaudes, et nous sommes allés ramasser des coquillages au doux nom de « Pipi » (j’adooore les noms maoris).

Nous avons même été introduits au monde des chasseurs. C’est qu’ici la chasse est un sport fortement répandu, à la mode, qui attire les jeunes et même les filles. Pendant notre séjour avait justement lieu un grand tournoi : des équipes de quatre chasseurs intrépides devaient attraper quatre animaux (un cerf, un cochon, un faisan, une truite). Hugh et Sarah y participaient, un soir ils nous ont ramené tout excités un gros cerf…

C’était la première fois pour nous qu’on se retrouvait nez à nez avec un animal mort de cette envergure, et j’avoue que ça m’a un peu remuée (la nuit, encore perturbée, je me suis révée en Princesse Mononoke libérant l’esprit du cerf).

A la fin du concours, nous nous sommes rendus à la soirée de remise des prix, et c’était assez étrange de retrouver, en face de la scène musicale, les captures pendantes qui embaumaient l’atmosphère de leurs effluves bestiales (en somme, ça fouettait !).

Mais ce qu’on adorait, c’était surtout les sorties de pêche en mer (la famille Ensor propose des parties de pêche à bord de ses trois bateaux).

La première sortie, en plein reportage Thalassa, je me suis plu à observer, canardant de photos le bateau, les poissons et les pêcheurs.

Et puis, j’ai combattu mes a priori (« je n’aurai jamais la patience ! Il fait trop froid, le bras pendu en plein air marin à tenir cette canne qui ne brasse que de l’eau »), je me suis mise à pêcher… Et j’ai bien aimé, même quand je n’attrapais rien ! Mais c’est tout de même plus rigolo quand on sent le poisson accroché à l’hameçon…

La dernière journée on en a attrapé plus d’une dizaine avec Sylvain !

Et c’est en discutant des différentes façons de cuisiner le poisson avec un compatriote maori, que j’ai été frappée d’un coup de conscience : dire que ça m’était devenu évident d’être à bord d’un vieux rafiot à l’autre bout du monde, avec à mes pieds des dizaines de poissons morts, à écouter les conseils culinaires d’un inconnu tout tatoué !

Cela fait dix mois déjà que nous sommes des voyageurs, sans maison, sans travail, sans quotidien, heureux de se sentir si libres. Je me suis bien vite adaptée à cet état : me sentir riche de nouvelles idées, de rencontres surprenantes, et le goût des nouvelles saveurs, le regard attiré par l’inconnu… Je me dit que je voudrais garder ce point de vue, poursuivre le voyage au delà de la Nouvelle-Zélande : la vie ne vaut-elle pas d’être vécue comme une odyssée, un voyage perpétuel ? Est-ce que j’arriverai à préserver mon regard de voyageuse quand j’aurai un chez-moi, est-ce que j’irai à la rencontre de mon voisin de palier comme nous nous sommes rapprochés des familles né-zélandaises ? Je l’espère…

Au Bistrot des copains

Après le retour des Quintons, nous voulions trouver réconfort auprès d’une autre famille, et nous avons été accueillis par les Evans à la Purangi Winery.

En plein cœur du Coromandel, une péninsule aux allures de petit paradis semi-tropical, à quelques kilomètres des célèbres sites de Cathedral Cove et Hot Water Beach

Ils tiennent un bar-pizzeria, et vendent vins et liqueurs qu’ils produisent aussi.

Le lieu est rustique, foutraque et convivial. Il nous a évoqué l’ambiance des guinguettes ou des bistrots: avec son lot de touristes la journée mais surtout les habitués, les amis du coin, qui arrivent pieds nus et les yeux souriants, et t’apostrophent comme de vrais potes.

Et puis l’ambiance décontractée des journées sans nuage, le cidre maison sous les kiwis pour se protéger du soleil

La pétanque et les 8 chats qui se prélassent un peu partout…

On aurait dit le Sud !

Nos tâches étaient variées : entre les bouteilles à remplir et à préparer pour la vente

Les pizzas à préparer et à cuire dans le four à bois

Le bar à tenir ou le ramassage des feijoas

On ne s’ennuyait pas. D’un autre côté, nous n’avions pas l’impression de travailler. Plutôt celle de vivre dans une petite communauté, de participer à son bon fonctionnement.
On logeait dans le bar à vin avec Danny le fils Evans, et les autres Helpers : des Américains de Virginie d’abord, un autre couple français ensuite, Alix et Antoine.

Les parents de Danny vivaient à 300 mètres de là. Bob le père, était toujours aux petits soins avec les Helpers ; et Hanneke, la mère, nous cuisinait chaque soir de bons plats qu’on appréciait d’autant plus après les quelques journées très chargées.

Je dois vous l’avouer : malgré le charme du lieu nous ne pensions rester qu’une semaine seulement. Il nous a fallut 3-4jours pour s‘adapter à l’agitation du bar, aux soirées arrosées, au grand bordel, au passage des cafards et autres bestioles sympathiques… Comprenez-nous : cela faisait des mois que l’on vivait comme de vrais fermiers kiwis : manger à 18h, coucher à 21h-22h, réveil à 7h, et toute la journée en plein air!

Et finalement nous y sommes restés près de trois semaines. Parce qu’on s’y fait vite aux bonnes ambiances festives…

Mais surtout grâce à Danny : quelle rencontre du tonnerre, quel personnage haut en couleurs, quelle joie de vivre !

Il adorait nous raconter des histoires, et nous emmener découvrir les trésors cachés de son bout de paradis. Il nous faisait vivre des moments uniques.

Aussi nous nous souviendrons toujours de cette bonne partie de pêche :

Des gros poissons attrapés

Des sourires de victoire

Des portraits de nos victimes…

Et du cadre enchanteur !

Je me lèche les babines, quand je repense aux festins que l’on s’est offert, au plaisir de profiter ensemble d’un bon repas (car beaucoup de familles néo-zélandaises ne mangent pas à table, ne profitent pas des repas pour se réunir). Ces poissons étaient un régal, et j’en salive encore quand je pense aux huîtres que nous avons ramassées dans la mangrove ! Hélas aucune photo ne peut vous l’illustrer, c’est qu’on avait peur de glisser dans la gadoue. Au moment de les manger aucune photo non plus : on était si gourmands qu’on s’est précipité dessus…

Un soir Danny nous a même emmenés admirer les glow-worms…. Nous nous sommes tous pris par la main et nous avons marché dans la nuit noire, jusqu’à arriver au pied d’une cascade dans la forêt. Et tout autour les lumières des lucioles formaient pour nous un cadre enchanteur et surréel.

On se sentait si bien chez les Evans, qu’il ne nous a pas été facile de reprendre la route. Au moment des adieux, on bafouillait gauchement, aucun mot ni en Anglais ni en Français ne pouvait sortir clairement. Parce que Danny ce drôle de type, cet inconnu quelques semaines plus tôt, était devenu un ami, un vrai. Et de se dire qu’on ne le reverrait peut-être plus, ça nous rendait déjà nostalgiques.

Alors nous sommes partis un peu hagards vers Auckland, et la grande ville nous a remportés dans le tourbillon de la vie.

C’est dans l’agitation des rues que nous avons pu dire au revoir à la Purangi Winery.

Et nous sommes de nouveau accueillis chez une nouvelle famille, dans le centre de l’Ile du Nord ! Nous sommes redevenus de parfaits fermiers kiwis, et le Mount Ruapehu veille sur nous (de belles randonnées se profilent à l’horizon).

Nous remercions fort ce beau pays et ces belles rencontres !

A la pêche aux moules !

Nous venons de passer deux semaines dans les environs de Christchurch, et nous avons une nouvelle fois vécus des expériences inoubliables !

Nous avons tout d’abord découvert la capitale de l’île du sud, dévastée, encore un an après, par les tremblements de terre.

Il ne reste plus rien du centre ville, les rues vides d’où subsistent quelques rares immeubles sont fermées à la circulation.

L’heure est encore à la destruction des bâtiments, les habitants ignorent totalement le devenir de leur ville, autrefois si réputée pour son patrimoine… Il n’y a eu que le jardin botanique, ainsi que le quartier « Restart » fait de contenairs colorés, qui pouvaient rompre la monotonie ambiante.

Nous avons donc décidé de passer un séjour plus long à Banks Peninsula, réputée pour ses dauphins d’Hector (les plus petits au monde) et son Akaroa Harbour.

Akaroa était d’abord une ville prise par les colons français, et c’est une petite ville touristique qui mise beaucoup sur ses origines gauloises !

Emma et Hamish Menzies nous ont accueillis (dans le cadre d’Help Exchange) dans leur ferme, située dans une baie isolée, au bout d’une longue route sinueuse et non goudronnée.

La plage sauvage était à quelques centaines de mètres, juste pour nous… Mais vu les températures, nous n’avons pas mis un pied dans l’eau !

Nous avons fait un peu de jardinage, de babysitting (George et Gus n’étaient pas frileux eux !).

Mais nous avons surtout découvert la ferme de moules !

Le réveil à 4h30 était un peu dur à avaler, mais nous voici en route pour le bateau qui récolte les moules à bord de « Juliet », pour une journée de 14h de travail intensif avec une bande de pirates venus du nord de l’île…

C’est que les ramasseurs de moules avaient l’allure de vrais loups de mer, tous tatoués et baraqués, à dire « fuck » tout les trois mots, et certains avec un œil ou une jambe en moins… Mais finalement ils étaient d’une gentillesse incroyable, en particulier avec la seule fille à bord !

Plein d’enthousiasme, nous avons admiré le lever du jour sur la ferme de moules…

Mon travail (Elise) consistait à trier les moules sur une espèce de tapis roulant. Un travail répétitif et interminable, qui me plongeait dans un état de vertige continuel (entre le mouvement des vagues et celui du tapis, je n’avais plus d’équilibre, même de retour sur la terre ferme). Le travail de Sylvain était quant à lui plus physique : il devait nettoyer à la pelle les flotteurs envahis par les coquillages. De retour à la maison après cette dure journée de labeur, nous étions sacrement lessivés !

Nous étions logés dans la maison de Jason, le gérant de la ferme de moules. De père pakehas (Néo-Zélandais venu d’Europe) et de mère maorie, il était fier de partager sa culture, et nous avons fait de belles découvertes culinaires ! Les moules vertes gratinées étaient un délice.

Nous nous sommes régalé de blanchaille, de « boil up » (un plat maori), et surtout de pauas (c’est un coquillage assez rare mais savoureux, qu’il faut aller chercher soi-même sur les rochers).

Notre séjour à la ferme de moules s’est à peine terminé que nous repartons déjà sur les routes, accompagnés cette fois par la famille de Sylvain ! Ils louent un camping-car, nous pourrons donc faire route ensemble pendant trois semaines, à la découverte des merveilles naturelles de l’Ile du Sud…

Chez Rose

La région d’Hawke’s Bay nous a attirés pour son taux d’ensoleillement record, ses villes Art Déco, sa douceur de vivre… Mais aussi les opportunités qu’elle propose dans la cueillette des fruits (elle est la première région agricole du pays).

Et nous avons rencontré Rose.
Rose, c’est une grand-mère de 76 ans qui tient un Bed & Breakfast dans sa grande maison en bois rouge, pour occuper ses vieux jours maintenant qu’elle ne travaille plus à la ferme.

Sa vue imprenable sur le mont Erin :

Rose, elle souffre de l’épaule, et ses bras sont fatigués, alors nous sommes venus l’aider.

Dans son jardin les orangers côtoient les poules ; les laitues et les asperges avoisinent les fraises ; les petits cochons partagent leur champ avec les moutons, et les canards viennent vous saluer au réveil :

(Ce n’est pas vraiment un petit cochon !)

Rose, c’est une magicienne de la cuisine. Elle prépare tout : le pain, les compotes, les yoghourts, les jus, les confitures, les biscuits… Et même les céréales du matin, qu’elle confectionne avec gourmandise, en mélangeant les graines, le son et l’avoine aux noix et aux amandes grillées, à la canneberge et aux raisins secs…

Sa maison embaume le sucre roux, la menthe et la cannelle !

Rose, elle est devenue en quelques jours à peine notre fée bienfaisante, notre grand-mère kiwie.
Nous avons travaillé tous les matins pour elle, essentiellement du jardinage :

Et elle est apparue à chaque fois étonnée de nôtre aide, si contente qu’elle nous a gâtés chaque soir de repas délicieux. Elle était si reconnaissante qu’elle nous a offert pour un week-end sa maison secondaire au bord de la mer, une grande maison rien que pour nous, avec le bruit des vagues pour seule musique !

Elle a la générosité grosse comme une baleine, le cœur gros comme la Chine, et elle ne le sait même pas.

David, son fils, nous a offert quant à lui une sortie en mer : il nous emmené sur son bateau pêcher le homard, admirer les otaries…

Et c’était un régal ! Qui s’est prolongé jusqu’au repas, où nous avons savouré un homard chacun… Mmmmh !

Rose, elle a remué le ciel et la terre pour nous trouver du travail, elle a épluché son carnet d’adresse, toute sa famille s’est mise à chercher à son tour… Mais c’était peine perdue : les fruits tardent à pousser à cause de l’hiver dernier, exceptionnellement trop rude…
Alors du coup, elle nous a embauchés ! Nous avons passé les 10 derniers jours à repeindre ses fenêtres, de quoi mettre un peu d’huile d’olive sur nos concombres.

Mais nous avons bien savouré nos moments de détente !

Et voilà, notre séjour chez Rose vient à peine de s’achever. C’était encore une superbe et surprenante rencontre, et c’était dur de quitter notre mamie kiwie …

Mais notre prochaine aventure se déroulera dans l’île du sud, la sauvage, la magnifique ! Notre ferry quitte Wellington le 16 décembre… Noël se passera au nord de l’île du sud, une autre région réputée pour son soleil, ses coquillages et crustacés !