La Ferme de Bob et Mary

Nous venons de quitter la ferme de Bob et Mary, où nous avons passé une quinzaine de jours, grâce à Help exchange. Perdue entre les montagnes et la rivière Waioeka, Wairata Station nous est apparue comme un petit coin de paradis.


En allant nourrir les veaux

Logés dans un chalet avec tout le confort, une tranquillité incroyable, et les montagnes pour seules voisines, nous avons découvert la vie à la ferme…

Et nous sommes tombés sous le charme !

Tous les matins, nous sommes allés nourrir les veaux au lait

Nous avons fait du jardinage

Et nous avons aidé Bob à changer les vaches et les moutons de prairies.


Cette dernière tâche est une aventure journalière pour Bob, car la ferme montagneuse et sauvage ne dispose pas vraiment de route. Nous nous sommes donc accrochés au quad de Bob (que nous avons baptisé « the monster ») :

Il allait n’importe où, grimpait les montagnes, se moquait des rochers  !
Et nous sommes partis à la découverte de cette campagne magnifique.

Nous avons aussi découvert le métier de fermier, et voir Bob et ses chiens diriger les bêtes a été pour nous un vrai spectacle (Sylvain vous concocte justement une vidéo époustouflante).

Nous nous sommes régalés quotidiennement de cerf, car sa forêt en est remplie. Tous les jours un hélicoptère passait au dessus de nos têtes : le chasseur tirait sur les animaux en plein vol, et faisait plusieurs allers retours chargé de ses prises !

Voyez-vous, la vie à la ferme embaumait d’une odeur bucolique…

Et idyllique : la rivière bleue transparente, les veaux qui nous léchaient les mains pleines de lait, les couleurs vives du printemps…

…Les fraises et les citrons du jardin, les marches à travers la forêt, au dessus des moutons…

Mais elle était aussi chargée d’une odeur plus « violente », celle de la nature brutale et directe, qui nous a saisis : les carcasses de possums laissées pour les chiens, les taureaux emportés pour l’abattoir, la découverte mystérieuse d’un cadavre de mouton, et notre grande épreuve, le « docking » des agneaux !

Tous les ans Bob doit accomplir cette tâche : recenser les derniers nés, les vacciner, percer leurs oreilles et couper leurs queues. Nous avons donc «capturé» les agneaux à la queue longue :


Et un par un, nous nous sommes « occupés » d’eux. Sylvain en a tenu 53, pendant qu’on leur infligeait cette douloureuse mais nécessaire opération (quel homme ! Appelez-le « Big Mao » maintenant).


Moi je le confesse, j’ai d’abord fait mon cœur tendre (et sans doute un brin chochotte), c’est que les cris de douleur des agneaux me fendaient le cœur : inquiète pour les petits, j’ai veillé à ce qu’ils n’étouffent pas sous le poids des paniqués, et j’ai versé une larme devant leurs mines ensanglantées…

Mais tout de même, c’était trop bête de ne pas essayer ! Alors, courageusement, j’ai «tenu» les trois derniers.

Et j’en suis fière (vous pouvez m’appeler «Super-Nana » à présent) !

C’est donc les cœurs serrés que nous avons quitté Bob et Mary. Nous avons appris tant de choses, que nos têtes en sont encore toutes retournées. Mais la perspective de nouveaux horizons à découvrir, et peut-être de rencontres aussi enrichissantes, nous redonne le sourire ! On the road again…

Publicités

Premier Help Exchange

Nous aimons voyager différemment, nous voulons rencontrer les Néo-Zélandais chez eux, apprendre de nouveaux savoirs, améliorer notre anglais… C’est pourquoi nous avons rejoint Help Exchange.

Pour résumer, nous sommes accueillis par des « hôtes » qui nous offrent gîte et couverts en échange de quelques heures de travail par jour (en général 4 heures). Ce système d’entraide est très proche du wwoofing, à la différence qu’Helpx ne se cantonne pas qu’aux fermes bios, car les tâches sont diverses et les opportunités multiples. Il est possible de nourrir des bêtes, faire du jardinage, retaper une maison, un bateau, assurer l’accueil d’un hôtel, etc. C’est pour cette raison que nous avons opté (après moult hésitations), pour Helpx.

Et nous y sommes justement, à notre première expérience Helpx ! Nous sommes hébergés près d’Auckland dans une banlieue populaire et majoritairement polynésienne. La maison est perdue au fond d’une allée, toute entourée de cèdres .


(Notez au centre de la photo le piège à possum : ennemi n°1 des Néo-Zélandais)

Nous dormons dans un studio séparé, mais nous vivons dans la maison principale, avec nos hôtes Graeme et Olive, un couple d’une soixantaine d’années. Deux autres Helpers sont avec nous : un couple de texans Sam et Kristen. Nous les reverrons très certainement durant notre périple,  c’est une belle rencontre  !

Une vingtaine d’heure par semaine, nous sommes occupés à construire un studio. C’est ainsi que nous avons passé ces deux premières semaines à plâtrer, poncer et peindre. Voyez plutôt :

Ces deux semaines se sont déroulées si vite, que déjà nous repartons pour d’autres aventures. Nous prenons l’avion demain pour Wellington, on vous en dira plus bientôt… L’odyssée continue !