Dans la brousse calédonienne

Nous voici partis pour un petit tour de la grande terre, avec notre minuscule voiture de location, qui a drôle allure au milieu de tous les pick up. Il faut dire qu’avec tous ces nids de poules, on comprend l’utilisation des 4×4 !

Nous commençons par la côte ouest, terre aride de cowboys et de fermiers. Nous dormons sur des plages belles et tranquilles, chaque matin on se réveille aux aurores avec les oiseaux, et je prends une première photo en même temps que mes yeux s’éveillent sur la mer.

A Bourail, nous adorons particulièrement la baie des tortues, décorée de magnifiques pins colonnaires.

Nous y rencontrons le serpent du coin : un tricot rayé. Fort heureusement il n’est pas agressif, car son venin est mortel !

Dire que Sylvain a presque marché dessus…

A Voh, nous grimpons dans les montagnes pour tenter d’apercevoir le célèbre cœur dans la mangrove, photographié par Yann Arthus Bertrand.

Mais hélas, on distingue mal le coeur vu de la montagne !

A la presque île de Foé, nous parvenons à un petit village de pêcheurs kanaks pour y planter notre tente.

C’est un petit havre de paix où l’on observe la pêche au filet, et où tous les ados du coin viennent nous serrer la main et nous regardent avec curiosité.

Quand on arrive à la pointe nord de l’île, on sent la solitude qui imprègne les paysages, les sons, nous-même.

Nous voici sans doute au bout du bout du monde. Nous arrivons à la paisible plage de Nennon pour y passer la nuit, et la baie est pour nous seuls ce soir là.

Lorsque l’on parvient à la côte est, la nature change brusquement

Nous nous trouvons au beau milieu d’un grand jardin, aux pieds de magnifique falaises. Entourés de verdure, de bananiers et de cocotiers, nous avançons à 30 à l’heure sur les petites routes charmantes

Et on admire les nombreuses guérites.

Les gens sont tout sourire et nous saluent de la main. La vie ici semble facile et heureuse.

Un soir nous campons au milieu des cocotiers

Et nous découvrons par surprise à la nuit tombée que l’herbe tendre est envahie partout de coquillages de toutes formes, de toutes tailles… Et qui bougent ! Nous voici en plein bal de Bernard-l’hermites !

Nous adorons aussi Hienghène et ses superbes roches : la poule couveuse et les falaises de Lindéralique.

C’est au camping, entourés de ces roches noires et collés à la mer où nous nous amusons en masque et tuba, que nous rencontrons Edouard et Gaëlle : deux baroudeurs des îles qui nous invitent à partager leur bonne pêche du jour…

Quel régal et quelle bonne rencontre !

Par contre c’est un peu tristes que nous croisons partout des chiens errants et misérables. Affamés, ils sucent des bouts d’écorce de noix de coco… Ils s’adonnent toutefois à la randonnée avec passion ! Où que l’on aille ils insistent pour nous accompagner, et si on les chasse ils nous suivent en cachette.

Les filous !

Avant de revenir à Nouméa, nous traversons les mines de nickel pour rejoindre la côte ouest.

Nous parvenons à Farino « la petite Suisse » de la Nouvelle Calédonie, et nous nous baladons dans le parc des Grandes Fougères.

Fort joli ! Mais venant de Nouvelle-Zélande… On trouve qu’il y a bien peu de fougères..

Notre road-trip est déjà fini hélas… Mais on se console bien vite. Car nous avons rejoins l’île des Pins !

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