Sur l’île de Koh Rong

Après des semaines écoulées au fil du mystérieux Mékong, les airs marins nous attirent, alors nous nous rendons à Sihanoukville, station balnéaire populaire du Cambodge. Tout de suite arrivés nous profitons des eaux turquoises, du sable fin entre nos orteils, des fruits de mer et des poissons grillés.

Mais la ville n’est pas si séduisante ! Un peu trop touristique à notre goût, les bars pour occidentaux défilent, les marchands ambulants insistent pour nous vendre de bracelets, des fruits, des cartes ou des massages, et ne nous laissent pas une minute de répit. Les plages sont parfois bondées et on se baigne au milieu des détritus jetés n’importe où.. . Il n’y a que les singes qui nous plaisent vraiment !

Comme nous sommes à la recherche de dépaysement et de calme, nous nous rendons donc dès le lendemain sur l’île de Koh Rong, à deux heures de bateau de Sihanoukville.

Et nous retrouvons un petit paradis encore intacte. L’île de 15km de long n’a pas de route ni souvent l’électricité, il n’y a que des petits villages de pêcheurs, deux centres de plongée, et des cabanes en bambou qui accueillent les quelques touristes.

Notre emploi du temps est donc très chargé : on se promène en masque et tuba au-dessus des coraux colorés, poursuivant les poissons multicolores, on bouquine dans les hamacs avant de se jeter à l’eau pour la dizième fois de la matinée…

Nous parvenons tout de même à nous arracher à notre hamac pour nous promener deux petites heures dans la jungle. Mais nous revenons vite sur la plage, parce que nous nous méfions des nombreux serpents qui laissent leurs traces, et parce que la mer nous manque déjà !

Koh Rong

Nous admirons, pour notre dernière soirée dans notre cabane sur la plage, le spectacle de l’orage qui s’approche peu à peu sur l’île…

Hélàs dans quelques années Koh Rong n’aura certainement plus rien de paradisiaque, en tous cas ce ne sera plus du tout sauvage. Ce bout de terre appartient au groupe américain Millennium, qui projette d’y bâtir des routes, un aéroport international, et commence à chasser les habitants pour construire des resorts de luxe… Plus prochainement, la pleine saison ramène chaque année des flots plus importants de touristes, et sans fosse sceptique les eaux usées sont rejetées à la mer. M’est avis que ça va sentir mauvais, dans quelques semaines !

Nos avons quitté l’île après quatre jours de délicieuse farniente, et nous sommes à présent parvenus à Siem Reap… Les temples d’Angkor nous dévoilent leurs merveilles encore préservées !