Abel Tasman Coast Track

C’est une des Great Walks les plus célèbres de Nouvelle-Zélande : les plages orangées, les criques sauvages, et les points de vues idylliques du parc national Abel Tasman attirent chaque année randonneurs et kayatistes par centaines.
Malgré la trop grande notoriété de cette marche de quatre jours, qui menaçait notre parcours d’être trop encombré, nous avons décidé de nous lancer dans cette aventure…

Et nous n’avons pas été déçus !

S’il est vrai que les deux premiers jours nous avons dû saluer plusieurs dizaines de fois des randonneurs qui croisaient notre route (après «good day », « hi », « hey guy », tu finis par te taire et tu leurs souris, c’est bien suffisant), les deux derniers jours étaient si calmes que nous avons profité de notre dernière nuit seuls dans le campement face à la mer.

Les points de vues étaient comme promis de la partie :

Les plages paradisiaques aussi :

Et nous avons fait quelques jolies rencontres :

C’était le paradis de l’ Oystercatcher !

Et les fous australs se plaisaient à survoler les eaux à la recherche de nourriture…

De même que les cormorans, qui s’accordaient également de longues pauses au soleil.

Même les arbres nous étaient sympathiques ! Il n’y a eu que le possum qui nous a dérangés, en grattant toute une nuit à notre tente…

Bref, nous avons profité de chaque instant !

Nous avons également appris pas mal de chose sur l’art de randonner léger (lorsque l’on doit porter sa nourriture pendant plusieurs jours) : pour un sac moins lourd, investissez dans un petit réchaud plutôt que d’utiliser votre vieux gros cooker qui prend toute la place et pèse plusieurs kilos ! Par contre, n’oubliez pas les petites choses essentielles et légères, comme une éponge, ou des épices.
C’est que nos repas étaient un brin fadasses…

Parmi les multiples plaisirs procurés par cette belle randonnée, il y a eu celui du sac qui se vidait de jour en jour, et du dos qui se sentait peu à peu libéré. Il y a eu aussi celui de se régaler de moules ou de coques ramassées au fil des plages !

Mais le principal plaisir, c’était celui des pas qui ne sentaient plus la fatigue, parce qu’ils n’étaient guidés que par nos regards curieux et contemplatifs. Quel bonheur que d’apprécier la beauté des choses, comme de vrais cadeaux !

Quant au retour en water-taxi, c’était un peu décevant : le bateau était si rapide que nous n’avons rien vu, si ce n’est les vagues prêtes à se casser sur nos gueules !

Et maintenant nous avons pris goût aux randonnées de plusieurs jours, on recommencera c’est certain.

C’est que nous sommes de vrais aventuriers de l’extrême, voyez-vous !

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Les routes néo-zélandaises

Nous avons parcouru une bonne partie de l’île du nord en van, et nous avons remarqué que les routes néo-zélandaises présentent quelques particularités :

Les routes sont plus que pentues. Ca monte et ça descend comme de vraies montagnes russes ! A ce détail non négligeable tout de même : la vitesse. Car notre pauvre van avance tel un escargot fatigué face à tant de montées si raides !

Les routes sont aussi souvent non goudronnées :


Et lorsque par malheur nous nous retrouvons dans ces « gravel roads » (j’ai beau aimé sincèrement mon nom, quand je le vois annoncé sur une pancarte je crains le pire), et qu’il pleut (ce qui est fréquent), et qu’il y a des tas de montées (ce qui est récurrent), et que chaque voiture croisée nous klaxonne et nous salue pour nous encourager dans cette dure épreuve… On se sent perdu dans un pays sauvage et reculé.

Mais cela fait aussi partie du plaisir du voyage, car à chaque nouvelle route de nouvelles aventures, et surtout de superbes vues nous attendent !

Et ces collines si vertes et si moelleuses…

N’est ce pas ? On aurait envie de se rouler dans cette herbe comme un immense oreiller tout doux tout confortable (en vrai quand on s’y promène la sensation sous les pieds est des plus agréables, mais l’odeur du caca de mouton anéantit les envies de roulades).
De même que toutes ces côtes sauvages où la mer change sans cesse de couleur…



Ne nous lassent pas !

Une dernière petite remarque tout de même : il faut être à l’affut de toutes les bêtes qui veulent traverser la route, faire bien attention à ne pas les écraser qu’elles sont si mignonnes!


Et qu’elles saliraient votre voiture…

Mais si vous voyez un possum, lâchez vos pulsions meurtrières et sanguinolentes : ECRABOUILLEZ-LE !!!

C’est un conseil kiwi très bien respecté ici, vu le nombre incroyable de carcasses que l’on croise malgré nous sur les routes (c’est que ça donne la nausée, des fois)…

Et dire qu’en Australie c’est une espèce protégée !

Allez, bonnes routes à vous et à bientôt !